Tous les articles par Eusebius

Docker : se détacher d’un conteneur sans l’arrêter

Suivant la manière dont vous avez lancé votre conteneur Docker et la façon dont vous y êtes connectés (notamment si vous avez fait un docker attach plutôt qu’une connexion SSH), si vous tapez simplement exit dans votre console, il y a des chances que vous arrêtiez le conteneur en sortant, ce qui n’est peut-être pas ce que vous souhaitez. Si vous voulez quitter le terminal du conteneur mais laisser celui-ci tourner (par exemple parce que c’est un serveur), il faut taper la séquence Ctrl+p Ctrl+q.

Noms d’interfaces wifi trop longs : « aborting authentication by local choice » et « DEAUTH_LEAVING »

Sous un Linux utilisation systemd, une interface wifi peut échouer à se connecter en restant un moment au stade « configuration de l’interface » (tel qu’affiché dans les widgets francophones de NetworkManager). Dans /var/log/syslog, on peut voir des choses du genre :

kernel: [  57.123456] wlx00c0ca82e172: aborting authentication with xx:xx:xx:xx:xx:xx by local choice (Reason: 3=DEAUTH_LEAVING)

Dans certains cas, la cause du problème est simplement le nom d’interface à rallonge débile choisi par ce demeuré de systemd (wlx00c0ca82e172).
On peut forcer systemd à revenir à un nom d’interface plus court (du genre wlan0) de cette manière :

ln -s /dev/null /etc/systemd/network/99-default.link

Un redémarrage est ensuite (sans doute) nécessaire.

Source : Stretch wifi error

Linux : Forcer ou restaurer la résolution des polices de caractères

Sous Linux, lorsque l’on installe les drivers propriétaires de sa carte graphique Nvidia (paquet nvidia-driver, qui désactive le driver libre nouveau), il est possible de se retrouver dans une situation où la définition globale de l’écran est correcte (si vous avez de la chance) mais où la résolution des polices de caractères de l’interface est beaucoup trop élevée. C’est juste que le driver Nvidia a décidé de les calculer lui-même, et qu’il fait de la merde. Le résultat, c’est que toute l’interface a l’air énorme, bien que la résolution d’affichage semble correcte (i.e. les icônes sont affichées avec un niveau de détail normal).

On peut vérifier la résolution des polices de caractères actuellement utilisées avec la commande suivante :

cat /var/log/Xorg.0.log | grep -i dpi

qui renverra, entre autres, quelque chose du genre :

[    18.242] (--) NVIDIA(0): DPI set to (139, 144); computed from "UseEdidDpi" X config

Pour résoudre le problème, on peut bien sûr aller dans les réglages de son gestionnaire de bureau pour forcer la résolution des polices. Dans KDE, c’est dans « Configuration du système », « police », « forcer le PPP des polices ». La valeur standard, chez moi, se situe vers 96 (ajustez selon votre niveau de presbytie).

Toutefois, ça ne résoud le problème que pour le gestionnaire de bureau (KDE, Gnome, Cinnamon ou je ne sais quoi), mais pas pour l’ensemble du système X et notamment pas pour votre gestionnaire de session (écran d’authentification). Il est donc plus utile d’aller faire le réglage directement à cet endroit, puisque c’est ce composant qui va lancer le serveur X.

Dans sddm, il faut aller ajouter la ligne suivante à /usr/share/sddm/scripts/Xsetup :

xrandr --dpi 96

et rebooter le système (ou juste relancer le service sddm, je suppose — non testé, j’ai la flemme).

Sources :

Linux : capturer les trames de management wifi

Avant de collecter ces trames, par exemple pour récupérer les trames probe request, il faut d’abord passer la carte wifi en mode monitoring. Ça peut se faire avec airmon-ng (airmon-ng start wlan0), ou bien sans :

sudo iw dev wlan0 interface add mon0 type monitor
ifconfig mon0 up

Puis capture, avec filtrage sur les trames de management :

tcpdump -i mon0 type mgt

Dans Wireshark, on peut ensuite filtrer le type de trame avec des filtres de type wlan.fc.type_subtype eq n, où n a la signification suivante :

  • 0 : Association request
  • 1 : Association response
  • 4 : Probe request
  • 5 : Probe response
  • 8 : Beacon
  • 11 : Authentication
  • 12 : Deauthentication

OpenVPN : pousser la config DNS sur un client Linux

Sur un client Linux, il ne suffit pas que le serveur envoie un message de configuration push DNS pour que la configuration réseau de la machine soit affectée. Il faut que le programme update-resolv-conf (dans le répertoire de configuration d’OpenVPN du client) mette à jour le fichier /etc/resolv.conf à l’ouverture et à la fermeture du tunnel.
Pour cela, il faut ajouter à la fin du fichier de configuration client.conf :

script-security 3 # niveau au moins >= 2
up /etc/update-resolv-conf
down /etc/update-resolv-conf

Source

Ubuntu 12.04 : réactiver l’hibernation

L’hibernation est désactivée par défaut pour tout un ensemble de machines. Pour la réactiver (si l’hibernation fonctionne correctement sur la machine en question), il faut éditer (ou créer) le fichier /etc/polkit-1/localauthority/50-local.d/com.ubuntu.desktop.pkla pour y ajouter :

[Re-active lhibernation]
Identity=unix-user:*
Action=org.freedesktop.upower.hibernate
ResultActive=yes

Source chez Korben